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Salle ALEXIS VRITHOFF
La salle dédiée à Alexis Vrithoff est la première des deux salles dites historiques. Elle aborde les événements qui mirent en rapport les peuples belge et africain jusqu'à la fin de la première guerre mondiale: découverte du pays par Stanley, exploration de cet immense territoire, pacification des tribus, campagne antiesclavagiste, évolution des transports fluviaux et ferroviaires, campagnes de la guerre 1914-18 (telle qu'elle se déroula sur le sol africain). De nombreuses photos jalonnent les diverses phases de cette occupation. Un peu d'histoire ...
1876 Le roi Léopold II réunit à Bruxelles une conférence internationale, la Conférence Géographique de Bruxelles . Celle-ci avait pour buts d'organiser l'exploration du centre africain, d'établir des stations scientifiques et hospitalières pour aider les explorateurs et de susciter des initiatives en vue d'abolir l'esclavage en Afrique. 1877 Les travaux de cette conférence aboutirent à la création de l'Association Internationale Africaine (A.I.A), composée de comités nationaux et d'un comité exécutif international, qui décida de démarrer l'exploration par l'est africain. 1877-1884 Cinq expéditions belges partirent de Zanzibar vers le Congo. La première, menée par Cambier, installa une importante station à Karema (le Fort Léopold, en 1879),. celle menée par Storms s'installa à Mpala (deux stations respectivement situées sur les rives est et ouest du lac Tanganika). Une carte, notamment, présente les différents chemins parcourus par ces expéditions. Léopold II invita à Bruxelles l'explorateur Stanley, au retour de son long périple africain. (Celui-ci avait pénétré en Afrique par l'est (Bagamoyo) pour en ressortir par l'ouest (Matadi).) Cette même année, fut fondé le Comité d'Etudes du Haut Congo, pour étudier la possibilité d'établir une liaison entre le Bas-congo et le bassin supérieur navigable du fleuve Congo. Cette expédition fut confiée â la direction de Stanley. 1879-1882 Stanley ouvrit l'accès au bassin du Congo par l'embouchure du fleuve. 1882-1884 L'explorateur réussit à occuper le pays jusqu'aux Falls. 1883 Le comité d'Etudes du Haut Congo devint l'Association Internationale du Congo , préfigurant l'Etat Indépendant du Congo (A.I.C.). 1884 Une Conférence Internationale se réunit à Berlin pour régler les questions diplomatiques relatives à la possession du Congo. Au cours de celle-ci, Léopold II réussit à faire reconnaître l'Association Internationale du Congo comme un Etat souverain (liberté de commerce et de navigation, neutralité en cas de guerre, lutte contre l'esclavage, pacification du pays). 1885 Léopold II est reconnu Roi-souverain de l'Etat Indépendant du Congo , nom qu'il lui donna (E.l.C.). 1895 Léopold II lègue I'E.I.C. à la Belgique par testament. 1908 Le traité de cession de I'E.I.C. à la Belgique est signé. 1909 Léopold II meurt à Laeken, le 17 décembre.
Une fois arrivés sur le continent africain, les envoyés de Léopold II se heurtèrent à de nombreuses difficultés, auxquelles ils durent remédier. La première était les luttes qui opposaient les chefs africains, par vengeance ou esprit de conquête. Cette situation compromettait gravement, dans un premier temps, l'exploration de l'Afrique centrale et, par la suite, le développement économique et social du Congo. La deuxième difficulté à laquelle ils furent confrontés était la traite des esclaves. Les Arabes esclavagistes venaient sur ces territoires chercher leur marchandise, la conduisait à Zanzibar et à Dar Es-Salaam et, de là, la vendait pour l'Amérique ou pour l'Asie. La Société antiesclavagiste belge fut fondée en 1888 pour la répression de la traite des Noirs. Se rendant compte de la menace que représentait le nouvel occupant pour leur hégémonie, les Arabes prirent l'offensive. Mais ils furent vaincus par les troupes du jeune Etat indépendant. Durant cette lutte, des soldats se distinguèrent, et plus particulièrement: le colonel Chaltin, le lieutenant Dhanis et le commandant Jacques. Un Namurois, le sergent Alexis Vrithoff, à qui d'ailleurs est dédiée cette salle du musée, participa activement à cette campagne antiesclavagiste, appelée aussi campagne arabe. Le 15 juillet 1897, le commandant Josué Henry, futur général chevalier, clôtura cette campagne par une victoire décisive à la source de la Lindi. Un collier de fer, tel qu'en portaient les esclaves, des fusils et des fouets utilisés par les esclavagistes arabes font partie des objets présentés dans cette salle. Une troisième difficulté fut la révolte des Madhistes, menée par un chef fanatique. Ces derniers, après de nombreuses batailles, furent définitivement vaincus en 1897 à Redjaf. Les premiers Belges qui foulèrent le sol congolais durent aussi importer des moyens de transport plus confortables et surtout plus pratiques. C'est ainsi qu'ils construisirent des bateaux à vapeur et un tronçon de chemin de fer reliant Matadi à Léopoldville. Le Congo-Belge durant la guerre 1914-18
Aux termes du traité de Berlin, les territoires du Centre Africain jouissaient de la neutralité. Mais l'Allemagne ne respecta pas cette clause du traité et s'en prit aux forces belges qui se trouvaient là. Le gouvernement belge décida alors de faire participer la Force publique (force créée à l'origine pour maintenir l 'ordre intérieur) à la lutte aux côtés des alliés. Les troupes coloniales belges prirent part à la défense de la Rhodésie (août 1915), à la conquête du Cameroun (février 1916). L'offensive dans l'Est Africain Allemand fut couronnée par la prise de Tabora, le 19 septembre 1916. Toute la partie de la colonie allemande, située à l'ouest de cette localité, était tombée aux mains des alliés. Les troupes belges furent démobilisées une première fois pour être rappelées plus tard, dans le but de coopérer aux opérations offensives contre le gros des forces allemandes réfugiées au Sud-Est de leur colonie. La prise de Mahenge le 9 octobre 1917 et le rejet de l'ennemi dans le Mozambique clôtura cette seconde phase des opérations. De nombreuses cartes et photos-souvenirs témoignent de ces batailles. Un petit mot de l'art africain... L'art africain n'est pas l'art au sens où l'entendent les Européens, c'est-à dire dépourvu d'utilité pratique et dont la seule fonction est d'être beau. L'art est partout présent dans la vie quotidienne et ne se limite pas aux seuls objets de culte. Certes les masques, les sculptures sont remarquables, et d'ailleurs fort remarqués, mais à leurs côtés existent des objets plus discrets et beaux dans leur utilité. Il suffit pour s'en rendre compte de parcourir le musée et de voir les parures, tissus, bijoux, armes... |
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