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Salle GENERAL CHEVALIER JOSUE HENRY DE LA LINDI et COLONEL LOUIS CHALTIN
SALLE GENERAL-CHEVALIER JOSUE HENRY de la LINDI et COLONEL LOUIS CHALTIN. Cette salle renferme de nombreux objets ramenés du Congo par le Général-Chevalier HENRY de la LINDI, lors de ses campagnes d’Afrique, de 1892 à 1900 et de 1911 à 1916. La plupart d’entre eux lui ont été offerts par les indigènes qui l’appréciaient pour sa grande humanité envers eux et qui l’avaient surnommé «Bwana Ndeke», «l’Homme Oiseau», compte tenu de sa grande mobilité au travers des immenses espaces de l’Est du Congo. Ces souvenirs, environ 300, furent offerts au musée par son petit-fils André HENRY de la LINDI, aujourd’hui président du Musée Africain. D’autres acquisitions complètent cette collection. Elles sont d’une grande diversité et témoignent de la plupart des aspects de la vie indigène : armes (lances, flèches, arcs, sabres à palettes, etc.), trompes d’appel sculptées dans des défenses d’éléphant, collier de chef en dents de léopard, pipes à chanvre, peignes, tabourets. On peut voir aussi quelques trophées de chasse. Toutes les décorations du Général HENRY de la LINDI figurent aussi dans cette salle, ainsi que de nombreuses médailles qui lui ont été offertes. Quelques œuvres picturales d’artistes africains, datant des années cinquante, et provenant de l’Atelier d’Art de Léopoldville, décorent cette salle. On retrouve d’autres pièces essentielles du Général HENRY dans d’autres salles : la femme-fétiche, le grand fétiche de la rébellion, abandonné par les fuyards sur le champ de bataille de la Lindi. La croyance indigène attribuait à celui-ci le pouvoir de donner la victoire. le clairon qui sonna l’assaut et la victoire du 15 juillet 1897. une boussole, des jumelles, une boîte de compas, et surtout le premier képi du caporal Josué HENRY, entré comme pupille au 2ème Chasseur à Pied à Mons, en 1885, à l’âge de 16 ans.
La photo du Baron DHANIS , chef du capitaine-commandant de 1ère classe, HENRY, a été retrouvée dans les bagages d’un militaire belge, probablement le lieutenant Sannaes, tombé au combat de la Lindi.
Les tabourets.
Ce siège est de loin l’élément le plus important du mobilier africain. Il joue un rôle de marqueur social. Chaque individu possède un siège de forme précise destiné à le situer dans son ethnie. Pour un Congolais « un homme sans tabouret est un homme sans dignité. » Ce rôle social prend racine dans des conceptions religieuses.Il ne se prête pas, tout comme l’appui-tête. |
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