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Salle FERNAND PRINZ

Cette salle a pour thèmes principaux: la minéralogie, la zoologie, l'ornithologie, l'entomologie, les productions vivrières et industrielles ainsi qu'un certain artisanat indigène.

Le territoire de l'ex-Congo Belge présente une faune des plus riches. Le musée possède, dans cette salle, quelques spécimens empaillés d'un grand nombre de ces animaux, mammifères carnivores ou ruminants, oiseaux, reptiles, insectes et poissons.

Les ressources végétales y sont aussi particulièrement développées, comme en témoignent les différents exemples de plantes vivrières présentées, les céréales (millet, sorgho, riz); les tubercules (manioc et ses dérivés, farine, amidon, tapioca), les plantes oléagineuses (palmier à huile, arachide), les légumineuses (haricot, soja), coton, caféier, théier, vanillier, cacaoyer...
Une mention particulière au copal, ce produit qui entre dans la composition de vernis ininflammables. Il se récolte dans les marais, au bord des rivières où prospèrent les copaliers.

Une vitrine entière est consacrée aux ressources minières. Parmi elles, se trouvent des échantillons de minerais (zinc, étain, quartz aurifère...) et notamment de cuivre, extrait des gisements du Katanga. Une autre vitrine propose les différentes essences de bois, parmi lesquelles la célèbre ébène, le sapelli, le kambala, le limba clair ou foncé,...
Ces bois étaient exploités sur place ou bien exportés.

En ce qui concerne l'artisanat, un soufflet de forge, dit "à poires", constitué de peau d'antilope ou de chèvre fixée sur un double récipient de bois prolongé par un bec creux, rappelle le travail des forgerons, si important dans les sociétés tribales africaines, ainsi que celui des esclaves activant le feu des hauts fourneaux.
Dans cette salle, se trouvent aussi deux types de tissus remarquables: les velours du Kasai et les "étoffes" d'écorce.

Les velours du Kasai sont fabriqués par une tribu Kuba, les Shoowa. La tradition rapporte qu'au XVllème siècle, un roi civilisateur Shamba Bolongongo en aurait appris la technique à l'étranger et l'aurait ramenée dans son pays. Ils sont toujours fabriqués à partir d'un tissu de raphia servant de fond.

L'effet velours est obtenu par un fil de raphia très fin qui passe sous le tissu et ressort par dessus, où il est noué puis coupé à l'aide d'un petit couteau. Les motifs en velours sont généralement entourés d'autres motifs faits à l'aiguille, plus clairs ou plus foncés, pour souligner les formes. Ce travail est exclusivement réservé aux femmes. Ces "tissus" précieux servaient pour le vêtement et étaient employés dans les cours royales pour orner le siège du souverain ou comme couverture. lls pouvaient aussi servir de monnaie dans le paiement des dots.
Les étoffes faites d'écorces sont utilisées chez les Pygmées, les Ngbetu et diverses tribus voisines à l'occasion de cérémonies rituelles. Elles se présentent sous la forme de rectangles allongés et se portent comme un pagne entourant les reins, pendant devant et derrière, ou bien passées entre les jambes et retenues par une ceinture.

Ce n'est pas, à proprement parler, un tissu car les fibres ne sont pas tressées mais amalgamées. Pour les réaliser, c'est la partie interne de l'écorce qui est détachée, trempée et battue au maillet, avant d'être séchée (parenchyme). La décoration est réalisée plus tard par les femmes avec des pigments naturels.

Encore une curiosité: un médaillier. Celui-ci rappelle l'obligation faite aux autochtones de participer à l'évolution de leur pays notamment par le paiement de l'impôt. Ces acquits d'impôts, constituant un reçu de paiement, présentaient des indications concernant l'année du versement et constituaient ainsi une source de renseignements pour les autochtones. Par exemple: X est né l'année du singe...
 
 

 


 
 
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